jeudi 30 décembre 2010

Non mais un cadeau ça suffira...

RIP les bonnes résolutions. Le "problème" des divorces, recompositions mais aussi des familles nombreuses, c'est qu'il est IMPOSSIBLE de limiter le nombre de cadeaux reçus par les grumeaux.

On a beau dire "un seul cadeau, pas un de plus, pas encombrant SVP on habite dans un clapier", Abel se retrouve avec une montagne de cadeaux. Ben oui, parce que si on met bout-à-bout l'avalanche de livres (pour le bain, mou-mou, à toucher, pour s'endormir), les gling gling à agiter, les doudous et les vêtements, on est bons pour ouvrir un Toys 'R Us.

Est-ce vraiment un problème, quand on se penche sur la question (attention à ne pas chavirer) ? Doit-on empêcher à tout prix nos proches de vouloir faire plaisir à un bleu de l'existence ? Surtout quand il est aussi croquignolet, en toute objectivité ? L'important est peut-être de s'assurer que le souriceau soit rapidement conscient de sa chance et reste reconnaissant.

Bon, pour le moment, on va déjà lui apprendre à se tenir assis bien droit.

P.S. : merci à tous pour ce séjour, qui a bien fait grandir Abel! Special smack à Mamie Guette et Mémie Piano!

mercredi 15 décembre 2010

5+

Mon baleineau, tu as dépassé les 5 mois au compteur. Désormais :

- tu glousses quand on te présente un livre coloré, surtout celui sur "la souris verte qui courait dans l'herbe". Et tu le prends bien correctement comme un grand. Par contre tu aurais pu éviter de déchirer un bout de la dernière page, celle où la souris fait ses "petites crottes".

- tu as déjà des goûts affirmés : le brocoli et les haricots verts te font kiffer, mais la banane ne t'intéresse clairement pas.

- tu fais presque tourner la manivelle de ta boîte à musique "Pierre et le loup".

- tu te contorsionnes dans ton transat pour suivre "Le Petit Journal" avec nous.

- le générique des Barbapapa suffit à te calmer même en cas de violente crise de nerfs pré-repas. Attention : seules les 15 premières secondes fonctionnent : après tu t'en fiches. Sache que tes pauvres parents rêvent de trancher cet idiot de Barbidur pour en faire un carpaccio.

- tu es un pro de Skype pour "stay in touch" avec ta famille éparpillée aux quatre coins du globe, et dans l'Ouest, le vrai.

- plus on te fait faire de cabrioles, de galipettes et de sauts en l'air, plus tu rigoles. Un vrai casse-cou.

vendredi 26 novembre 2010

Un éternel recommencement

Lorsque je suis tombée enceinte, j'étais persuadée que ma grossesse, mon accouchement et ma nouvelle vie avec un bébé seraient uniques, puisque je n'allais rien faire comme tout le monde.

La bonne blague.

Résultat:

- je n'arrête pas de dire à Abel "quand je pense que tu es sorti de moi..." Il faut dire que c'est une phrase que j'ai déjà entendue un bon millier de fois dans la bouche de Mamie Guette, ma maman à moi. Ladite phrase s'adressant donc à ma pomme. Et que j'ai entendue de plus en plus à mesure que je grandissais, jusqu'à apercevoir le haut de son crâne. A priori, Abel n'a donc pas fini de l'entendre.

- je m'inquiète. Tant qu'Abel n'est pas devant moi, en un seul morceau, nulle trace de sang sur son body et les joues roses, je suis inquiète. Là encore, le syndrome de Mamie Guette me guette (dieu, que je suis drôle), qui ne pouvait s'empêcher de trembler dès que je grimpais sur mon scooter pour partir au lycée. Pareil, on n'est pas sortis de l'auberge là.

- je suis fière. Que mon fils dépasse les courbes de croissance, qu'il ait une peau nickel, qu'il dorme plutôt pas mal, qu'il dise presque maman (enfermez-moi par pitié) et que ses premières dents soient visibles. Il est génial mon fils (oui dans ces cas-là, ce n'est plus "Abel" mais "mon fils").

- je réagis au quart de tour quand quelqu'un s'approche de lui. Attention : s'il s'agit de quelqu'un de confiance, je relâche la pression quand même. Mais, par exemple, quand le gigot (Jojo pour les intimes, qui est gardé en même temps qu'Abel...vous suivez un peu là?) approche sa grosse menotte du délicat minois de ma progéniture, ou pire, qu'il le brusque un peu sans faire exprès, je crie. J'avoue, j'ai tendance à "overreact".

vendredi 19 novembre 2010

Deux pas en avant, un pas en arrière...

Ou "de la compliquitude du baleineau".

Le baleineau est un farceur : parfois, il oublie qu'il a grandi et qu'il a appris des choses. A s'endormir seul par exemple, ou à "être tout seul" plus simplement. Conformément au principe bien établi selon lequel "un bébé ne fait pas de caprices avant 1 an", il ne le fait pas exprès.

On avance donc doucement, deux cases en avant, une case en arrière...mais on avance quand même. On a réappris à s'endormir tout seul comme un grand, en pleurant certes, mais ça c'est une constante du baleineau, avec doudou de rigueur et petite musique gainsbourienne. Pas de panique, tout cela n'est que temporaire.

Ceci dit, l'absence de caprices n'empêche pas le "Abelneau" (mouahaha) de nous tester : pour peu que l'on soit accaparé par autre chose (un épisode de "The Office" ou "Community", au hasard) le rusé renard chouine un bon coup dans son transat pour qu'on le regarde et dès qu'il a attrapé nos yeux nous gratifie d'un grand sourire vainqueur. Si ça c'est pas de la malice, je suis un schtroumpf.

lundi 8 novembre 2010

Mimi Cracra

L'eau elle aime ça. Abel aussi, il aime beaucoup l'eau. A tel point qu'il fait exprès de disperser joyeusement le contenu de son petit pot pommes-pruneaux sur sa jolie chemise Petit Bateau et sur le nouveau jean de sa martyr de mère.

Car oui, le baleineau est passé au solide! Avec plus ou moins de succès, mais on va s'y faire, lui comme nous (après tout cela ne fait que 5 jours...). Bien évidemment, nous avons eu droit aux moues incrédules "mais qu'est-ce que c'est que cette bouillie bizarre, tu me prends pour un...ah ben c'est pas si mal en fait, reviens-y pour voir?" et aussi aux crachouillis intempestifs.

Je me réjouis à l'avance des réactions quand on tentera la carotte, le chou-fleur, l'artichaut, la tomate confite, le parmesan, le chocolat...quoi, il faut attendre un peu pour ça? Bwoaf, même pas drôle.

P.S. : oui, l'image n'a rien à voir, mais elle me ressemble terriblement...I am the bouffon of the baleineau.

Image from "Petit précis de grumeautique"

vendredi 29 octobre 2010

Car Parfois La Vie Est Douce

Les petits plaisirs:

- le premier regard le matin, tout pleins de la surprise de se revoir encore, et le sourire qui suit immédiatement ce premier regard,
- le choix de la tenue du jour selon mes goûts, évidemment, et le niveau de praticité du bazar,
- les babillages du soir, quand on se retrouve après ma journée de travail et que tu me racontes dans un sabir inimitable tous les détails de ta journée,
- les éclaboussements dans le bain, qui trempent mes jolis vêtements de travail sans que je parvienne à t'en vouloir,
- tes fous rires quand j'imite l'abeille, que je saute à pieds joints ou que je claque un gros baiser à côté de ton oreille,
- nos câlins du soir, quand tout est calme dans ta chambre seulement éclairée par ta veilleuse, et que je te souhaite de doux rêves.

(billet non sponsorisé par Kleenex)

dimanche 24 octobre 2010

What Else?

Trois doudous : un loup, un lapin (le fameux Jeannot) et un bavoir.

What else?