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mardi 28 février 2012

Hit The Road Jack

Ce week-end, nous avons beaucoup roulé en voiture. Chose qui ne nous arrive que très rarement, contrairement au métro que le baleineau connaît comme sa popoche.

Ceci dit, force est de constater qu'Abel kiffe les trajets en voiture. Il s'endort au bout de 30 minutes et se réveille de super humeur. Il regarde le paysage qui défile (même les mornes plaines qui bordent l'autoroute), babille de temps en temps et remue dans tous les sens son pauvre nounours "Pue-du-nez-et-des-pieds".

Même quand on fait du 2 à l'heure dans les bouchons à l'entrée de Paris, le baleineau conserve tout son calme. Tant que Jeannot Lapin est là, tout va.

Stop à Chartres pour se sustenter, direction une pizzeria qui inspire confiance : là aussi le baleineau sait se tenir. OK, l'Ipad aide un peu, c'est vrai. Mais quand même, il est drôlement bien élevé ce petit.

mardi 17 mai 2011

"La Suisse ? C'est Plat."

Nous partîmes le doudou au fusil vers les contrées de Suisse alémanique, respirer le bon air des montagnes du haut de notre palace 5 étoiles. Or, j'aurais dû me rappeler que quand tu crois que la vie ne peut pas être plus merdique, une grosse bouse de vache tombe du ciel sur tes sandalettes.

Or donc disais-je, nous embarquâmes mercredi après-midi pour un périple de 5h10 qui nous amena au cœur de Zürich, ville au potentiel touristique peu connu et que nous avons dû légèrement surévaluer. La baleine-mère assistant à une General Assembly pince-fesses/petit-fours, c'est Papa baleine qui avait la charge de faire découvrir le "Zürich insolite" à un baleineau déjà sous le charme et plein d'entrain.

Revenons-y à l'"en-train". 5h10 avec un baleineau en pleine curiosité motrice. "Ah tiens, je peux attraper et réduire en confettis le magazine tout pourri de ma génitrice, ben j'ai qu'à faire ça alors. Ah tiens, je pourrais me cambrer en arrière, ce serait rigolo aussi. Ah tiens, je pourrais hurler à la lune alors qu'il y a pas de lune". En fait, TOUT ce qu'il est possible au baleineau de faire, il le FAIT.

Nous posâmes donc, exténués et tout rougeauds, nos valoches remplies de lait en poudre, petits-pots et bodies (et un peu aussi d'escarpins et de chaussettes trouées ou non) dans une chambre pas dégueu, au 34ème étage d'un hôtel pas dégueu non plus. Le futur s'ouvrait à nous plein de promesses de fondues, de promenades dans le parc tout proche et de siestes réparatrices.

Las! C'était sans compter sur la météo farceuse de nos amis les suisses. Au beau soleil du jeudi matin succéda une averse inopinée qui trempa copieusement mes deux compagnons de vie. Quand je les ai vus rentrer, mes deux échoués du Radeau de la Méduse, j'ai joué mon rôle d'infirmière. Rôle qui ne m'a plus quittée pendant trois jours, vu que le baleineau a réagi de la manière la plus prévisible qui soit : rhume carabiné et fièvre de cheval. Normal.

La suite, vous la connaissez (ou pas, bande de chanceux) : nuits toutes pourrites, à alterner "Frère Jacques", "A la claire fontaine" et doses de Doliprane. Réunion difficile à suivre par la baleine-mère qui avait pourtant calé des allumettes pour garder les yeux ouverts. Retour en France avec 4h30 de train (oui c'était plus rapide, oui. Mais on l'a pas vraiment senti, que c'était plus rapide) et deux métros pour finir. Et enfin : NOTRE LIT.

Depuis, le baleineau s'est remis de son rhume en nous le refilant. Snif.

mardi 15 juin 2010

Nozze Di Cuoio

Hier, avec Papa Baleine, nous avons fêté nos deux ans de mariage dans un restaurant de dingue à côté du Palais Royal. Décor bien kitsch, maître d'hôtel "old school", pendant quelques secondes, on a un peu peur.

Mais en fait non : le gars est un rigolo ("voici l'eau gazeuse! ça va pas arranger votre aérophagie!", alors que je ne suis que délicatesse et féminité) et me conseille, parmi les entrées, les "tomates de collection". Ben oui, parce que dans les entrées, je ne peux prendre ni le foie gras, ni les langoustines mi-cuites (elles sont mi-cuites) ni le bœuf/gingembre (la viande est crue). Alors, va pour les tomates.

Et là, c'est le choc gustatif. Je découvre la Tomate Verte (avec des majuscules, oui oui). Et puis la mozza, c'est de la mousse de mozza. Et les tomates, elles ont un goût de malade. OK, j'ai envie de pleurer. En face, Papa Baleine commence à déclamer une ode à ses langoustines. Et on n'en est qu'à l'entrée. Le reste suivra, à la hauteur de ce "primo piatto".

P.S. : ce restaurant peut être réservé via "La fourchette" et leur fournisseur de légumes, Joël Thiébault, est ZE maraîcher de la hype...tu m'étonnes.

vendredi 11 juin 2010

Baby Rock

Mercredi soir, on est allés voir When you're strange, le documentaire sur les Doors. J'avais déjà remarqué que le baleineau était particulièrement remuant dans les salles obscures (même devant Adèle Blanc-Sec, c'est dire), mais là, il s'est particulièrement démené. A tel point que je pense m'abstenir de cinoche d'ici l'accouchement...

La musique, évidemment très présente pendant le film, à un volume assez poussé, lui a-t-elle plu? A-t-il eu peur? On lui demandera le mois prochain...

Ce qui me rappelle que je dois encore faire ma playlist pour la salle d'accouchement. Ben oui, j'amènerai mon Ipod pour passer le temps et penser à autre chose qu'aux contractions. Je mettrai quelques morceaux des Doors...

dimanche 6 juin 2010

Directed by...

Hier, avec Papa Baleine, nous avons visité l'exposition "Tournages" à la Cinémathèque Française. On y découvre les photos de tournage des grands réalisateurs des années 1910 à 1930 : Lubitsch, Cecil B. DeMille, Jean Renoir, Fritz Lang, Billy Wilder...mais aussi Abel Gance.

Abel, c'est un prénom qui claque dans le cinéma. J'avoue avoir ressenti un peu d'émotion en regardant les photos du tournage de La Roue, où Abel Gance était assisté de Blaise Cendrars (la méga classe).

mercredi 2 juin 2010

Le Grand Bleu

Il y a une chose que peu de personnes savent : j'adore visiter les aquariums. Entendons-nous bien : je n'y connais absolument rien en ichtyologie, je ne distinguerais même pas un poisson de mer d'un poisson d'eau douce, et j'ai peur de faire de la plongée (je reste persuadée que l'air se bloquera dans le tuyau).

Ceci dit, emmenez-moi dans un aquarium, et je suis la plus heureuse du monde. Je pourrais rester des heures à regarder la poiscaille, et évidemment, plus les poissons sont gros et dangereux, et plus je suis zypnotisée.

Je pars bien sûr du principe que toi, mon baleineau, tu partageras ma passion ! Alors, voilà où je t'emmènerai dès que possible:
- Cineaqua au Trocadero (20 euros par adulte, puréééée! mais c'est gratuit pour les baleineaux de moins de 3 ans)
- l'Aquarium de la Rochelle : je garde un bon souvenir de cette ville, et en plus y'a des tortues. J'aime bien les tortues aussi.
- l'Aquarium de la Cité de l'Immigration : OK, il est naze, mais c'est quasiment gratuit, et c'est pas loin.

Il y a aussi celui du Croisic, d'Audierne... Je le reconnais : c'est très à l'ouest tout ça. Alors, si vous avez des adresses ailleurs en France, on prend!

vendredi 28 mai 2010

Sortie à l'air libre

Alors que mes journées passent et se ressemblent (derniers achats pour le baleineau, Roland Garros, tricot, promenade), j'ai eu envie de revoir mes amis "les branques".

Rendez-vous était fixé dans un café rue de Reuilly, et comme ça fait du bien! D'autant qu'une chose en entraînant une autre, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie hautement recommandable du côté de Montgallet.

Merci les brancosses!

Grand jeu-concours : sauras-tu retrouver quel était le verre de la baleine-mère?

lundi 24 mai 2010

On ira déjeuner au parc...

Quand on a des enfants à Paris, l'un des passages obligés c'est le PARC. Histoire que nos marmots prennent un peu l'air (vicié) de la capitale, et s'ébrouent dans la poussière.

Cet après-midi, M. Baleine et moi nous sommes donc posés sur l'un des bancs du Carré de Baudouin, à Ménilmontant, et avons observé la populace, afin de nous assurer que ce parc était digne d'accueillir notre progéniture. Verdict : pas mal. Beaucoup mieux en tout cas que le square Sorbier que nous avons testé hier : on a pu y croiser les Vamps en représentation (dont l'un des rejetons s'appelle Kevin...ça ne s'invente pas), un papa en chaussettes hautes, short et banane, et des bancs tapissés de crottes de pigeon.

Donc, le Carré de Baudouin : clientèle bobo certes, mais bigarrée.

Côté adultes :
- une brochette de papas clopeurs, façon Le Coeur des Hommes,
- une merguez en train de se faire dorer, téléphone vissé à l'oreille (non je n'ai pas du tout envie de barbecue),
- une misanthrope, dos au soleil et à la populace, drapée dans son keffieh.

Côté marmots :
- LA princesse du parc (cf. photo), classe absolue avec sa couronne en plastique rose,
- qui a passé son temps à bâtir un château de boue avec sa cop's blonde (attends, je vais reprendre de l'eau, je crois que ça manque là),
- et qui a dragué un nerd à lunettes scotchées en faisant tourner sa robe plus haut que ses copines.

Voilà le monde où tu t'apprêtes à entrer mon baleineau.