jeudi 17 juin 2010

Et vogue la galère...

Dieu, que la vie peut être compliquée.

J'ignore si c'est pareil dans toute la France, mais à Paris, dès qu'on sait qu'on a un alien dans le bidou, il faut se précipiter pour réserver sa place dans une maternité digne de ce nom. Les "meilleures" étant bien sûr très demandées. J'ai par exemple pu m'inscrire aux Lilas à un mois de grossesse, et j'ai eu de la chance...je ne vous décris pas les calculs de malade qu'ils font pour déterminer la date d'accouchement (SA, SG etc...), ça fait mal à la tête. D'ailleurs, j'ai toujours pas compris.

Et alors que le baleineau est encore au chaud au four, il faut résoudre la question de la garde. Au début, on y croit à mort, "on fait plein de demandes en crèches". Que nous sommes naïfs. Le baleineau ne s'extirpant qu'en juillet, il naît un ou deux mois trop tard pour obtenir une place en crèche. Over.

Deux autres solutions : l'assistante maternelle (qui garde les enfants chez elle) et la garde partagée (à domicile, souvent en alternance dans les deux familles). Sauf que toutes les assistantes maternelles du 20ème arrondissement habitent au nord (nous sommes au sud). Donc garde partagée. Hé hé hé.

Première étape : trouver une famille. Avec si possible les mêmes souhaits horaires que nous, qui n'habiterait pas trop loin, et pas psychopathe si possible. Deuxième étape : trouver une nounou. Parfois, la famille l'a déjà, et là, l'affaire est dans le sac. Sauf que ça fait maintenant un mois qu'on cherche, et c'est fatigant de devoir tout expliquer à chaque fois...

Cette semaine, les choses se sont accélérées : on a rencontré deux familles avec lesquelles ce serait possible. Alors on croise les doigts pour la famille baleine et on y croit!

Edit du 21 juin : a priori, c'est bon avec l'une des familles ! Abel le baleineau devrait partager une nounou avec Joakim le gigot dès mi-septembre !

mardi 15 juin 2010

Nozze Di Cuoio

Hier, avec Papa Baleine, nous avons fêté nos deux ans de mariage dans un restaurant de dingue à côté du Palais Royal. Décor bien kitsch, maître d'hôtel "old school", pendant quelques secondes, on a un peu peur.

Mais en fait non : le gars est un rigolo ("voici l'eau gazeuse! ça va pas arranger votre aérophagie!", alors que je ne suis que délicatesse et féminité) et me conseille, parmi les entrées, les "tomates de collection". Ben oui, parce que dans les entrées, je ne peux prendre ni le foie gras, ni les langoustines mi-cuites (elles sont mi-cuites) ni le bœuf/gingembre (la viande est crue). Alors, va pour les tomates.

Et là, c'est le choc gustatif. Je découvre la Tomate Verte (avec des majuscules, oui oui). Et puis la mozza, c'est de la mousse de mozza. Et les tomates, elles ont un goût de malade. OK, j'ai envie de pleurer. En face, Papa Baleine commence à déclamer une ode à ses langoustines. Et on n'en est qu'à l'entrée. Le reste suivra, à la hauteur de ce "primo piatto".

P.S. : ce restaurant peut être réservé via "La fourchette" et leur fournisseur de légumes, Joël Thiébault, est ZE maraîcher de la hype...tu m'étonnes.

dimanche 13 juin 2010

Un peu d'autopromo

Z'avez vu comment il claque mon nouvel arrière-plan de blog? Bon, à la longue ça risque de faire mal aux yeux (la rédaction ne pourra être tenue responsable d'éventuels troubles de la vision ou crises d'épilepsie, survenus suite à la lecture prolongée des péripéties baleinières).

Sinon, pour rappel, si vous avez envie de faire plaisir au baleineau, c'est ici que ça se passe!

vendredi 11 juin 2010

GNIIII C'EST UN GARCON!!!

Voilà à peu près comment le sosie de "Bob" dans Twin Peaks m'a abordée dans la rue tout à l'heure, tout en m'agrippant le bras et en grimaçant (voici sa photo, pour celles et ceusses qui ne connaissent pas ce personnage). Pas bonjour ni rien, juste "c'est un garçon!".

Ma réaction : "rhââââ oui je sais oui". Super. Va manger des fourmis maintenant.

Baby Rock

Mercredi soir, on est allés voir When you're strange, le documentaire sur les Doors. J'avais déjà remarqué que le baleineau était particulièrement remuant dans les salles obscures (même devant Adèle Blanc-Sec, c'est dire), mais là, il s'est particulièrement démené. A tel point que je pense m'abstenir de cinoche d'ici l'accouchement...

La musique, évidemment très présente pendant le film, à un volume assez poussé, lui a-t-elle plu? A-t-il eu peur? On lui demandera le mois prochain...

Ce qui me rappelle que je dois encore faire ma playlist pour la salle d'accouchement. Ben oui, j'amènerai mon Ipod pour passer le temps et penser à autre chose qu'aux contractions. Je mettrai quelques morceaux des Doors...

mercredi 9 juin 2010

OK, on le prend!

Hier, j'ai suivi mon dernier cours de préparation à l'accouchement. A la fin du cours, surprise! Nous avons pu visiter les salles d'accouchement (dommage, Papa Baleine n'était pas là...). Deux salles sur trois étaient libres, ce qui n'arrive jamais selon la sage-femme...qui nous a vainement encouragées à accoucher à ce moment-là. "Désolée, j'aimerais bien, mais il a pas l'air d'avoir envie de sortir tout de suite..."

Donc : ces salles. J'ai été étonnée par leur surface, elles sont hyper grandes! De quoi accueillir la future mère bien sûr, le papa, mais aussi les grands-parents, les tontons/tantines, les collègues... L'une des salles a un lit supplémentaire, au cas où le futur papa est fatigué et voudrait faire une petite sieste (quelle feignasse ce futur papa). Et dans l'autre salle, il y a...une baignoire. Forcément, un baleineau, ça naît dans l'eau, alors la baignoire semble toute indiquée. Et puis, c'est très "people"...ben oui mais bof. Si j'ai le choix, je préfère permettre à M. Baleine de se reposer.

Je ne m'étendrai pas sur la table d'accouchement (hi hi hi), je ne veux pas effrayer le chaland. Juste : c'est de la haute technologie. Les mecs qui ont inventé ça, ils doivent bosser pour la NASA.

dimanche 6 juin 2010

Directed by...

Hier, avec Papa Baleine, nous avons visité l'exposition "Tournages" à la Cinémathèque Française. On y découvre les photos de tournage des grands réalisateurs des années 1910 à 1930 : Lubitsch, Cecil B. DeMille, Jean Renoir, Fritz Lang, Billy Wilder...mais aussi Abel Gance.

Abel, c'est un prénom qui claque dans le cinéma. J'avoue avoir ressenti un peu d'émotion en regardant les photos du tournage de La Roue, où Abel Gance était assisté de Blaise Cendrars (la méga classe).