mercredi 21 mars 2012

Oui!

Aujourd'hui, le baleineau a dit "oui".

Depuis plusieurs mois, à chaque question posée, le baleineau répondait invariablement par un "non" décidé. Ce qui ne l'empêchait pas d'obéir. Mais "non", quand même, pour le principe.

Ce matin, il a dit "oui". Devinez quelle question lui était posée.

...

Voilà c'est ça.  
"Tu viens manger?"

Et vu la réaction à peine exagérée de ses parents, il a répété, répété et encore répété ce mot magique.

C'est beau ce mot!

jeudi 8 mars 2012

This Is A Whale's World

Mon baleineau, aujourd'hui c'est la Journée internationale des droits des femmes.

Je profite de l'occasion pour te faire passer quelques messages:

- Sache que "l'instinct maternel" est une vaste fumisterie. Quand tu es né, j'ai fait ce que j'ai pu entre chutes d'hormones et de larmes, angoisses de mal faire et de ne rien comprendre, et envie de revenir quelques mois en arrière pour ramener à la raison mon "moi" du passé. Les oiseaux qui nouent un joli ruban autour de ton berceau, c'est chez Disney mon cœur. Pas dans la vraie vie.

- Sache que je ne tolérerai jamais de "c'est nul les filles" ou "c'est pour les garçons ça". JA-MAIS.

- Sache que je te forcerai à participer aux tâches ménagères, dès que tu seras assez grand bien sûr. Ne compte pas sur moi pour ranger ta chambre : tu as devant toi la pire ado bordélique que cette Terre ait porté. Pour l'instant, tu as l'air d'y mettre du tien, continue sur cette voie bonhomme.

- Sache que quand je dis que Papa Baleine ne travaille pas le mercredi, on me dit que je suis chanceuse. Et que j'espère que, quand tu auras mon âge, ce ne sera plus si exceptionnel.

Allez, même si c'est pas la journée des baleineaux, je te poute. Sans rancune ?

Oui l'image n'a rien à voir mais je manque d'idées là.

mardi 28 février 2012

Hit The Road Jack

Ce week-end, nous avons beaucoup roulé en voiture. Chose qui ne nous arrive que très rarement, contrairement au métro que le baleineau connaît comme sa popoche.

Ceci dit, force est de constater qu'Abel kiffe les trajets en voiture. Il s'endort au bout de 30 minutes et se réveille de super humeur. Il regarde le paysage qui défile (même les mornes plaines qui bordent l'autoroute), babille de temps en temps et remue dans tous les sens son pauvre nounours "Pue-du-nez-et-des-pieds".

Même quand on fait du 2 à l'heure dans les bouchons à l'entrée de Paris, le baleineau conserve tout son calme. Tant que Jeannot Lapin est là, tout va.

Stop à Chartres pour se sustenter, direction une pizzeria qui inspire confiance : là aussi le baleineau sait se tenir. OK, l'Ipad aide un peu, c'est vrai. Mais quand même, il est drôlement bien élevé ce petit.

mardi 21 février 2012

Do It Yourself

Un peu en manque d'inspiration en ce moment.

Ce qui n'est pas le cas du Baleineau qui découvre les joies des feutres, pastels, gomettes et...la peinture au doigt.

Moment immortalisé par Nounou Lilia hier.

D'un coup je visualise le Baleineau dans une classe de maternelle, avec les petites chaises, l'odeur de colle et de peinture, les ciseaux à bout rond, l'instit' qui tourne autour des petiots pour admirer leurs chefs d’œuvre...

Tout ça va venir sacrément vite.

jeudi 9 février 2012

Le Lion

Aujourd'hui, on tend fort fort la main au-dessus de l'Atlantique pour attraper celle de Léo et de sa famille.

"Keep calm and carry on".

jeudi 2 février 2012

Douillet

Douillet, le baleineau qui dit "bobo" dès qu'il effleure un coin de table. Et quoi de mieux qu'un gros bisou pour guérir un bobo?

Douillets, le snood et les mitaines tricotées en catastrophe par sa baleine de mère juste avant qu'un froid sibérien s'abatte sur la capitale. Pile dans les temps, la baleine-mère a une intuition gillot-pétresque.

Douillet, le câlin du matin dans notre lit après le biberon, un vrai câlin, vrai de vrai, mais qui ne dure jamais assez longtemps à mon goût.


lundi 16 janvier 2012

Rat Des Villes, Rat Des Champs

A ton âge, mon baleineau, j'habitais à la campagne dans une grande maison à côté de mes grands-parents. Ma chambre donnait sur un noyer, un pêcher, et la vigne tout autour.

Je ne mangeais pas beaucoup et j'étais très difficile. J'étais plutôt solitaire et je restais longtemps tranquille à jouer. Je ne dormais pas très bien. J'appelais souvent ta grand-mère au milieu de la nuit, réveillée par un cauchemar ou juste pour la voir et me rassurer. Lorsqu'il faisait mauvais temps, j'entendais le bruit du vent partout autour de la maison.

La journée, comme toi, j'avais une nounou qui me gardait avec mes copines Sarah et Aurélie, qui m'ont accompagnée ensuite à l'école. Chez moi, j'avais des chiens, et j'allais de temps en temps donner des feuilles de chou et de salade aux lapins de ma grand-mère.

Toi, tu habites à Paris, dans un ancien appartement avec du parquet. Ta chambre est minuscule et elle donne sur des petits lofts et plus loin un square, et encore plus loin de grands immeubles neufs, pas très beaux. Parfois des chats viennent se promener sur les toits.

Tu manges beaucoup, et de tout. Tu aimes être avec nous et tu ne tiens pas en place. Tu ne dors pas très bien. Tu cries parfois dans la nuit, juste un cri bref avant de te rendormir. Il y a les bruits des voisins chez eux, et ceux qui entrent ou qui sortent de l'immeuble.

Tu vois très souvent le chat de la gardienne. Quand on sort, tu prends le bus ou le métro. Parfois, dans le taxi, la nuit, tu observes la ville, ta ville, ses lumières et son bruit. Maintenant, tu en fais partie, et même si un jour nous devons partir, tu t'en souviendras.