lundi 7 février 2011

7

Déjà sept mois que mon baleineau a fait surface !

- Tu as deux dents. Pour de vrai, pas "presque" des dents.
- Tu nous imites, et ça te fait bien rigoler. Le petit claquement de langue à la Mr Fox (si si, attendez 1 minute 27), les applaudissements, le "au revoir" de la main encore plus gracieux que celui de sa majesté la Queen (ou Miss France). Observe and learn.
- Tu as découvert la viande. LA révélation depuis l'Annonciation de Novalac 1er.

Pas beaucoup plus de nouveautés pour le moment, mais j'imagine que le mois prochain je pourrai annoncer la résolution de ta première équation à deux inconnues et l'ouverture de ton exposition de photographies réalistes au Jeu de Paume.
Ou alors peut-être non, mais je trouverai bien, ne t'en fais pas.

samedi 22 janvier 2011

De la nécessité d'avoir des priorités

Mon baleineau, depuis une semaine ta baleine de mère est passée du côté obscur de la force : le secteur privé. Enfin presque, le secteur associatif (on se refait pas).

Il n'empêche que je bénéficie d'un peu moins de bienveillance et de souplesse quant à mes horaires et mes congés. Je dois dire qu'au bout d'une seule semaine, mes priorités me sont apparues très clairement : mon baleineau, tu passeras avant tout le reste.

Il est hors de question que j'arrive trop tard le soir pour jouer avec toi (faire des acrobaties sur ton tapis d'éveil, "lire" La Souris Verte et faire des milliards de bisous) voire pire : que tu sois couché quand je rentre. Si jamais cela devait arriver, je te donne le droit de vomir ton petit pot aux brocolis sur mes bobottes d'amour. Au moins, ça devrait me faire réfléchir.

samedi 8 janvier 2011

Vous n'êtes pas sérieux M. Demorand!

"Je ne peux pas vous laisser dire ça M. Demorand! Il est scientifiquement prouvé que les lingettes Mustela donnent des rougeurs aux fesses. Vous êtes un malhonnête!"

jeudi 6 janvier 2011

6

Crénom d'un biberon, le temps passe plus vite qu'un Concorde qui ferait Les Sables d'Olonne - La Rochelle.

Mon baleineau, tu as 6 mois aujourd'hui, soit la moitié d'une année. A l'échelle de l'humanité, ce n'est qu'un millième de grain de sable, mais à l'échelle de B(Abel), c'est le Sahara.
Tu es tous les jours plus beau, plus fort, plus drôle et plus intelligent, à tel point que je me demande jusqu'où tu iras en terme de génialitude. Je pense écrire au comité Nobel pour qu'ils te réservent tous leurs trophées à partir de 2030 : "ce sera pas la peine de vous fouler les gars, c'est mon fiston qui va tout rafler".

Du jamais vu : à 6 mois, tu as presque déjà des dents apparentes (si si, c'est imminent), tu te tiens presque déjà assis, et tu fais des roulés-boulés ventre/dos (pour le dos/ventre, on y est presque déjà).
On avait donc presque jamais vu ça quoi.

Et même, des fois tu tiens tout seul ton biberon et ta cuillère. Ah ça, la bouffe, on sent que c'est du sérieux avec toi. Et j'oubliais : tes jouets préférés, c'est pas les pouêt-pouêt, ni les peluches, ni ton tapis d'éveil, mais tes LIVRES. En particulier les livres plus grands que toi.

Et si ça c'est pas un signe de génialitude, j'avale mon blog direct.

jeudi 30 décembre 2010

Non mais un cadeau ça suffira...

RIP les bonnes résolutions. Le "problème" des divorces, recompositions mais aussi des familles nombreuses, c'est qu'il est IMPOSSIBLE de limiter le nombre de cadeaux reçus par les grumeaux.

On a beau dire "un seul cadeau, pas un de plus, pas encombrant SVP on habite dans un clapier", Abel se retrouve avec une montagne de cadeaux. Ben oui, parce que si on met bout-à-bout l'avalanche de livres (pour le bain, mou-mou, à toucher, pour s'endormir), les gling gling à agiter, les doudous et les vêtements, on est bons pour ouvrir un Toys 'R Us.

Est-ce vraiment un problème, quand on se penche sur la question (attention à ne pas chavirer) ? Doit-on empêcher à tout prix nos proches de vouloir faire plaisir à un bleu de l'existence ? Surtout quand il est aussi croquignolet, en toute objectivité ? L'important est peut-être de s'assurer que le souriceau soit rapidement conscient de sa chance et reste reconnaissant.

Bon, pour le moment, on va déjà lui apprendre à se tenir assis bien droit.

P.S. : merci à tous pour ce séjour, qui a bien fait grandir Abel! Special smack à Mamie Guette et Mémie Piano!

mercredi 15 décembre 2010

5+

Mon baleineau, tu as dépassé les 5 mois au compteur. Désormais :

- tu glousses quand on te présente un livre coloré, surtout celui sur "la souris verte qui courait dans l'herbe". Et tu le prends bien correctement comme un grand. Par contre tu aurais pu éviter de déchirer un bout de la dernière page, celle où la souris fait ses "petites crottes".

- tu as déjà des goûts affirmés : le brocoli et les haricots verts te font kiffer, mais la banane ne t'intéresse clairement pas.

- tu fais presque tourner la manivelle de ta boîte à musique "Pierre et le loup".

- tu te contorsionnes dans ton transat pour suivre "Le Petit Journal" avec nous.

- le générique des Barbapapa suffit à te calmer même en cas de violente crise de nerfs pré-repas. Attention : seules les 15 premières secondes fonctionnent : après tu t'en fiches. Sache que tes pauvres parents rêvent de trancher cet idiot de Barbidur pour en faire un carpaccio.

- tu es un pro de Skype pour "stay in touch" avec ta famille éparpillée aux quatre coins du globe, et dans l'Ouest, le vrai.

- plus on te fait faire de cabrioles, de galipettes et de sauts en l'air, plus tu rigoles. Un vrai casse-cou.

vendredi 26 novembre 2010

Un éternel recommencement

Lorsque je suis tombée enceinte, j'étais persuadée que ma grossesse, mon accouchement et ma nouvelle vie avec un bébé seraient uniques, puisque je n'allais rien faire comme tout le monde.

La bonne blague.

Résultat:

- je n'arrête pas de dire à Abel "quand je pense que tu es sorti de moi..." Il faut dire que c'est une phrase que j'ai déjà entendue un bon millier de fois dans la bouche de Mamie Guette, ma maman à moi. Ladite phrase s'adressant donc à ma pomme. Et que j'ai entendue de plus en plus à mesure que je grandissais, jusqu'à apercevoir le haut de son crâne. A priori, Abel n'a donc pas fini de l'entendre.

- je m'inquiète. Tant qu'Abel n'est pas devant moi, en un seul morceau, nulle trace de sang sur son body et les joues roses, je suis inquiète. Là encore, le syndrome de Mamie Guette me guette (dieu, que je suis drôle), qui ne pouvait s'empêcher de trembler dès que je grimpais sur mon scooter pour partir au lycée. Pareil, on n'est pas sortis de l'auberge là.

- je suis fière. Que mon fils dépasse les courbes de croissance, qu'il ait une peau nickel, qu'il dorme plutôt pas mal, qu'il dise presque maman (enfermez-moi par pitié) et que ses premières dents soient visibles. Il est génial mon fils (oui dans ces cas-là, ce n'est plus "Abel" mais "mon fils").

- je réagis au quart de tour quand quelqu'un s'approche de lui. Attention : s'il s'agit de quelqu'un de confiance, je relâche la pression quand même. Mais, par exemple, quand le gigot (Jojo pour les intimes, qui est gardé en même temps qu'Abel...vous suivez un peu là?) approche sa grosse menotte du délicat minois de ma progéniture, ou pire, qu'il le brusque un peu sans faire exprès, je crie. J'avoue, j'ai tendance à "overreact".